Les « Tomboy » ont enfin eu leur heure de gloire, et c’était aussi violent et rafraîchissant qu’un coup de pied retourné de notre héroïne rousse préférée. Si vous avez vibré devant les déboires amoureux de la lycéenne la plus virile du Japon, vous faites sûrement partie de cette légion de fans qui écument le net en quête d’une lueur d’espoir. Après tout, la dynamique explosive entre Tomo et Jun était une drogue dure, et le sevrage est brutal.
Mais voilà, l’industrie de la japanimation est parfois aussi dense et obstinée que Junichirou lui-même. La série a tiré sa révérence, laissant un vide immense dans le cœur des amateurs de comédies romantiques qui cognent. Est-ce vraiment la fin du dojo pour la famille Aizawa ? Faut-il ranger sa ceinture noire et passer à autre chose ou peut-on espérer un retour sur le tatami ? On analyse la situation sans prendre de gants.
Saison 2 de Tomo Chan is a Girl : le studio Lay-duce prépare-t-il un nouveau round ?
Il est temps d’être aussi direct qu’un coup de poing dans l’estomac : à l’heure actuelle, aucune saison 2 n’a été officiellement annoncée pour Tomo-chan is a Girl!. Et pour être transparent avec vous, il est extrêmement peu probable que cela arrive un jour.
Pourquoi briser vos rêves aussi sèchement ? Ce n’est pas une question de popularité, car l’anime a cartonné sur Crunchyroll lors de sa diffusion. La raison est purement structurelle. L’anime de 13 épisodes a réalisé l’exploit d’adapter l’intégralité du manga original.
Il ne reste plus aucun tome, plus aucun chapitre, plus aucune petite case humoristique (4-koma) à se mettre sous la dent. La fin de l’anime correspond à la dernière page de l’œuvre papier de Fumita Yanagida. À moins d’une invention totale de scénario (ce qui est rarissime pour une Romcom terminée), la boucle est bouclée.
Pour vos recherches désespérées au milieu de la nuit, gardez ces titres en tête, car les rares infos circulent souvent sous le nom japonais :
- Titre original : Tomo-chan wa Onnanoko!
- Titre international : Tomo-chan is a Girl!
Retour sur la Saison 1 : la « Friendzone » brisée à la force des poings
Si cette série est devenue instantanément culte, c’est parce qu’elle a pris le trope éculé de la « fille amoureuse de son meilleur ami » et l’a dynamité avec une énergie testostéronée. L’histoire, produite par le studio Lay-duce (connu pour Magi: Adventure of Sinbad ou Fate/Grand Order), nous plonge dans le quotidien de Tomo Aizawa. C’est une force de la nature, une karateka d’élite, et surtout, elle est folle amoureuse de son voisin et ami d’enfance, Junichirou Kubota.
Le drame de sa vie ? Jun est tellement habitué à voir Tomo comme un « frère » qu’il ne remarque même pas quand elle lui confesse ses sentiments. Il la traite comme un pote, la défie à la bagarre et ignore totalement sa féminité, ce qui crée des situations aussi hilarantes que frustrantes.
Mais la série ne serait rien sans son casting secondaire en or massif qui a porté l’intrigue :
- Misuzu Gundo : l’amie d’enfance de Tomo (et ex de Jun). Froide, calculatrice, cynique, c’est la véritable MVP de la série. Elle tire les ficelles dans l’ombre pour son propre divertissement, tout en poussant ses amis dans la bonne direction.
- Carol Olston : la riche héritière anglaise qui semble être une tête en l’air (la fameuse « fluff »), mais qui cache une intelligence redoutable et une capacité à manipuler son entourage avec un simple sourire.
La saison a brillamment alterné entre l’humour physique (Tomo frappant Jun par réflexe de timidité) et des moments de tendresse inattendus, culminant vers une prise de conscience lente mais inévitable de Jun, jusqu’à ce final au festival qui nous a tous fait hurler de joie.
Ce que l’anime n’a pas montré : les trésors cachés du manga
C’est ici que ça devient intéressant pour les fans qui en veulent plus. Si l’anime a couvert toute l’histoire principale, il n’a pas pu tout montrer. Le manga original est un 4-koma (une bande dessinée en quatre cases verticales), un format très dense en petites blagues et en saynètes du quotidien.
Pour faire tenir 8 volumes en 13 épisodes, le studio Lay-duce a dû faire des choix drastiques. Ils ont coupé beaucoup de contenu « tranche de vie » pour se concentrer sur la ligne droite romantique entre Tomo et Jun.
- Les interactions secondaires : dans le manga, la relation étrange entre Misuzu et Carol est beaucoup plus développée. On voit davantage de moments où Carol parvient à déstabiliser la stoïque Misuzu.
- Le père de Tomo : Gorou Aizawa, le père terrifiant mais poule, a plus de scènes dans l’œuvre papier, notamment sur sa propre jeunesse et sa relation avec la mère de Tomo.
- Les scènes bonus : de nombreux petits gags sur la vie scolaire ou les entraînements de karaté ont été laissés sur le sol de la salle de montage.
Si vous êtes en manque, foncez lire le manga. Vous ne découvrirez pas une nouvelle fin, mais vous aurez l’impression de voir les « scènes coupées » et les versions longues de vos moments préférés.
Date de sortie et probabilités : un mince espoir subsiste-t-il ?
Soyons réalistes, mais laissons une porte entrouverte. Puisque tout le matériel source principal a été consommé, les chances de voir une suite directe type « Saison 2 » sont proches du néant absolu.
Cependant, l’industrie de l’animation aime parfois capitaliser sur un succès. Si les ventes de Blu-ray et de produits dérivés explosent, les producteurs pourraient commander un OAV (épisode spécial). Ce type de contenu pourrait couvrir :
- Un chapitre spécial « After Story » montrant leur première vraie « date » en tant que couple officiel.
- Une histoire originale sur leur vie universitaire.
- Date de sortie estimée : si un miracle se produit, pas avant 2027.
- Pourcentage de chance de sortie : 5 %.
C’est dur, on sait. C’est le destin cruel des adaptations complètes. Mais voyez le bon côté des choses : contrairement à beaucoup d’animes qui s’arrêtent en plein milieu de l’intrigue pour vous forcer à acheter le livre (la fameuse fin « lisez le manga »), Tomo-chan nous a offert une histoire avec un début, un milieu et une vraie conclusion satisfaisante. Et ça, c’est rare.
