crise sanitaire dofus

Crise sanitaire (Dofus 3.0) : comment accomplir cette quête ?

Avez-vous déjà croisé un Enutrof qui refuse un kama ou un Iop qui sait lire sans bouger les lèvres ? Probablement pas. Mais avez-vous déjà vu Astrub trembler face à une menace invisible qui n’est ni un monstre, ni un bandit Riktus ? Si vous êtes en quête du Dofus Argenté, vous allez devoir troquer votre épée contre une loupe.

Astrub va mal. Les habitants toussent, les rats prolifèrent et une ambiance de fin du monde plane sur la cité mercenaire. Non, ce n’est pas l’œuvre de Rushu, mais d’une machination bien plus sournoise que vous allez devoir démanteler. La quête « Crise sanitaire » est un passage obligé, un rite initiatique pour tout aventurier qui se respecte.

Mais attention, ne partez pas la fleur au fusil (ou la baguette à la main). Cette enquête demande de la méthode, du flair et surtout, de savoir à qui parler. Si vous ne voulez pas finir contaminé comme une vieille chaussette de Gloutoblop, suivez le guide.

Les prérequis : ne partez pas les mains vides

Avant de vous prendre pour Sherlock Holmes, il y a quelques conditions à remplir. Cette quête ne tombe pas du ciel, elle s’inscrit dans la trame narrative principale d’Astrub.

  • Niveau recommandé : avoir un personnage de niveau 20 à 30 est l’idéal. Les combats ne sont pas légion mais vous allez voyager.
  • Quêtes précédentes : vous devez impérativement avoir terminé la quête « Ça sent le gaz ». C’est elle qui introduit la problématique de la contamination dans les souterrains.
  • L’objectif : cette mission est l’une des étapes cruciales pour obtenir le succès « L’habitat urbain » et, à terme, le précieux Dofus Argenté.

Une fois que vous êtes à jour, rendez-vous à la Milice d’Astrub en [5,-19] (attention, les coordonnées ont légèrement changé avec les mises à jour, vérifiez toujours votre carte). Vous y trouverez Paule Amploa, une enquêtrice débordée qui n’attend que vous.

Étape 1 : la collecte des échantillons contaminés

Paule Amploa est formelle : le mal qui ronge la cité n’est pas naturel. Pour prouver ses dires, elle a besoin de preuves tangibles. Votre mission ? Récupérer cinq échantillons spécifiques disséminés aux quatre coins d’Astrub et de sa banlieue.

C’est ici que beaucoup de joueurs tournent en rond. Pour vous faire gagner du temps, voici la liste exacte des courses à faire, optimisée pour éviter les allers-retours inutiles.

Type d’échantillonLieu précisCoordonnéesAction à réaliser
Viande avariéeCité d’Astrub[0,-15]Allez voir Chipo Atufe devant son étal. Il vous remettra la viande suspecte après un bref dialogue.
Céréale infectéeChamps d’Astrub[7,-25]Cherchez un sac de blé ou une caisse interagissable près de la grange. C’est souvent discret.
Fleur flétrieForêt d’Astrub[2,-28]Au milieu de la verdure, repérez une fleur qui a une sale tête. Cliquez dessus pour la récolter.
Bois pourriScierie d’Astrub[1,-25]Dans la zone de l’atelier des bûcherons, interagissez avec une pile de bois ou un tronc marqué.
Eau souilléeLac d’Astrub[5,-23]Sur la berge, vous trouverez un tonneau ou une flaque suspecte à prélever.

Note importante : l’ordre de récupération n’a pas d’importance mais essayez de grouper vos déplacements par zone (Champs -> Forêt -> Cité) pour optimiser votre temps de jeu.

Une fois votre inventaire rempli de ces horreurs, retournez voir Paule Amploa à la milice pour valider cette étape.

Étape 2 : l’analyse et la visite chez l’alchimiste

Paule ne peut rien faire de ces échantillons bruts. Elle vous envoie donc consulter un expert. Direction l’atelier des alchimistes en [3,-21] pour parler à Nibé Lulle.

Ce vieil alchimiste est un puits de science (et de mauvaise humeur). Il va analyser vos trouvailles.

  • Le verdict : tout est contaminé par une substance alchimique complexe. Ce n’est pas une maladie naturelle, c’est un empoisonnement volontaire.
  • La piste : Nibé Lulle mentionne que cette substance a été manipulée récemment. Il vous aiguille vers une source potentielle de diffusion.

Profitez-en pour lire les notes qui traînent sur son bureau (si l’interaction est possible), cela ajoute souvent du « lore » intéressant sur la situation sanitaire d’Astrub.

Étape 3 : infiltration dans les souterrains

C’est là que l’ambiance change. L’enquête vous mène dans les tréfonds de la cité. Vous devez vous rendre dans les souterrains d’Astrub. L’entrée se trouve souvent via la mine ou certains passages secrets de la ville (vérifiez votre boussole de quête).

Votre objectif est de trouver la source du poison.

  1. Le repaire : en fouillant les galeries, vous allez tomber sur une zone qui ressemble à un laboratoire clandestin mal famé.
  2. La découverte : vous trouverez des caisses de produits suspects estampillés… d’un sceau que vous commencez à reconnaître.
  3. L’indice décisif : une lettre ou un journal de bord traîne par là. Il mentionne explicitement des livraisons faites à la taverne.

Étape 4 : confrontation avec Fidel Gastro

Tout pointe vers un seul homme : le cuisinier de la taverne d’Astrub. Rendez-vous en [6,-18] (Taverne d’Astrub) et descendez à la cave/cuisine.

Vous y trouverez Fidel Gastro. Ce PNJ, jeu de mots subtil sur le dictateur cubain et la gastronomie, n’est pas commode.

  • Le dialogue : il va nier en bloc. Vous devrez le cuisiner (sans mauvais jeu de mots). Montrez-lui les preuves : les échantillons, l’analyse de Nibé Lulle et ce que vous avez trouvé dans les souterrains.
  • L’aveu : acculé, il finira par cracher le morceau. Il a empoisonné les réserves par vengeance ou par appât du gain (selon les versions du dialogue). Il vous remettra peut-être un Vaccin ou un antidote pour prouver sa bonne foi tardive.

Ne le tuez pas (le jeu ne le permet pas de toute façon), mais assurez-vous de bien valider toutes les étapes du dialogue pour que la quête se mette à jour.

Le dénouement et les récompenses

Retournez triomphant à la milice pour faire votre rapport à Paule Amploa. Elle est soulagée (et probablement surprise que vous ayez survécu à la nourriture de Gastro).

En clôturant cette quête, vous obtenez :

  • De l’expérience : un montant conséquent pour la tranche de niveau 20-30, idéal pour monter vos sorts.
  • Des kamas : environ 2 500 à 3 000 kamas (selon le niveau et le serveur), de quoi vous payer votre première panoplie Bouftou ou Piou.
  • Progression : vous validez une étape du succès « L’habitat urbain » et vous débloquez la suite des quêtes d’Astrub, vous rapprochant inexorablement du Dofus Argenté.

Pourquoi cette quête est-elle importante ?

Au-delà des récompenses, « Crise sanitaire » est un excellent exemple de la narration environnementale de Dofus. Elle vous force à explorer des zones que les joueurs « rushers » ignorent souvent (comme la scierie ou le fond de la forêt). Elle pose aussi les bases de l’histoire d’Astrub : une ville cosmopolite, fragile, où la criminalité côtoie la magie.

Alors, la prochaine fois que vous mangerez un pain au blé complet dans le jeu, ayez une petite pensée pour votre enquête. Et surtout, lavez-vous les mains (en jeu comme IRL) !

Konohate

Passionné par le Japon et la culture geek depuis le plus jeune âge, je partage mon univers.