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Superbeasts, le manga de Kaiju à ne pas manquer !

Quand j’ai vu la couverture pour la première fois, je me suis dit : « OK, encore un manga bourrin avec des monstres géants ». Et puis j’ai lu le premier tome. Et j’ai pris une claque.

Non, Superbeast n’est pas qu’un manga de Kaiju de plus. C’est un véritable cocktail d’action, de tension psychologique et de réflexions sur l’humanité. Et une fois plongé dans l’histoire, impossible de décrocher.

Une histoire de monstres… mais pas que

L’action se passe sur l’île de Kibitsujima, au milieu du Pacifique. Tout part d’un brouillard étrange apparu un jour à Tokyo. De là, une créature géante à cinq têtes jaillit et détruit tout. Pas un simple monstre. Un vrai cataclysme. Et ce n’est que le début.

D’autres créatures apparaissent un peu partout. On les appelle les Chymers. Ils sont énormes, violents, imprévisibles. Et surtout, ils semblent génétiquement modifiés. Pas naturels du tout.

Pour y faire face, une organisation paramilitaire se met en place. Elle regroupe plusieurs sections de combat. Et c’est là qu’on rencontre le docteur Kisaragi, un psychologue. Pas un soldat. Pas un scientifique. Un type formé pour écouter et comprendre les autres.

Honnêtement, j’ai trouvé ce choix super original. Pourquoi un psy pour diriger une unité de combat ? C’est justement ce que le manga va explorer.

Les Sorcières, entre arme et humanité

La section de combat n°4, dirigée par Kisaragi, est la plus spéciale. Elle ne contient que des femmes génétiquement modifiées, appelées les Sorcières. Ces guerrières sont surentraînées. Leurs corps ont été transformés pour affronter les Chymers à mains nues. Mais à quel prix ?

Ce sont ces personnages qui m’ont le plus marqué. Chaque Sorcière a une personnalité forte. Elles ne sont pas juste là pour se battre. Elles ont un passé, des douleurs, des doutes. Certaines acceptent leur rôle. D’autres le rejettent. Et là, on touche à des questions profondes :

Qu’est-ce qu’un monstre ? Une arme ? Une personne ?

Kisaragi ne dirige pas cette équipe avec des ordres. Il écoute, il analyse, il essaie de maintenir un équilibre fragile entre le devoir et la souffrance humaine.

Un graphisme de fou, à la hauteur des combats

Côté dessin, Nykke fait un boulot incroyable. Les scènes de combat sont ultra dynamiques. On ressent chaque impact. Chaque mouvement a du poids. J’ai mis pause plusieurs fois rien que pour admirer les détails des Chymers. Ils sont tous différents. Aucun design n’est recyclé. Et ça, dans un manga de monstres, c’est rare.

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Les Sorcières aussi ont droit à un soin visuel dingue. Leurs corps modifiés sont impressionnants. Mais jamais vulgaires. Il y a un véritable sens artistique derrière chaque transformation.

D’ailleurs, petite anecdote perso : j’ai lu le premier tome dans un café. J’étais tellement absorbée par les dessins que j’ai renversé mon café sur la table. La serveuse m’a regardée chelou. Je lui ai dit : « C’est la faute des Chymers. » Elle n’a pas compris.

Un scénario plus profond qu’il n’y paraît

Le gros point fort de Superbeast, au-delà des bastons, c’est la richesse de son univers. Derrière chaque créature, il y a une part d’écologie, de science, et même de philosophie.

Le manga ne donne pas toutes les réponses d’un coup. Au contraire, il sème des indices, pose des questions. Pourquoi ces monstres apparaissent ? Qui tire les ficelles ? Les humains sont-ils si différents des bêtes qu’ils combattent ?

Et ce que j’ai vraiment aimé : ça ne prend pas les lecteurs pour des idiots. L’histoire avance avec intelligence. Elle prend le temps de construire son univers, ses enjeux, ses personnages. Pas de surenchère gratuite. Tout a du sens.

Un premier tome très prometteur

Le premier tome est une belle entrée en matière. Il pose les bases, introduit les personnages, et offre déjà des scènes spectaculaires. Mais surtout, il donne envie de lire la suite.

On sort de la lecture avec plein de questions :

  • D’où viennent vraiment les Chymers ?
  • Quel est le rôle exact des Sorcières ?
  • Jusqu’où ira le docteur Kisaragi ?
  • Peut-on encore parler d’humanité, quand tout le monde devient une arme ?

Un manga engagé (mine de rien)

Et puis il y a les thèmes en arrière-plan. Superbeast parle de la militarisation de la science, de la déshumanisation des combattants, mais aussi d’identité et de résilience.

Les Sorcières ne se battent pas que contre des monstres. Elles se battent pour garder leur humanité, pour exister au-delà de leur mission. Et ça, c’est puissant.

Verdict ?

Si tu aimes les mangas de monstres, de guerre et de science-fiction, fonce.
Si tu veux des personnages complexes, fonce.
Et si tu veux juste un bon manga bien dessiné avec un fond solide, fonce aussi.

Superbeast, c’est une vraie pépite, pas encore très connue, mais qui mérite d’exploser.

Et sérieux, ne juge pas ce manga à sa couverture. C’est peut-être l’un des meilleurs débuts que j’ai lus cette année.

Konohate

Passionné par le Japon et la culture geek depuis le plus jeune âge, je partage mon univers.

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