vampire dormitory saison 2

Vampire Dormitory : l’arrivée d’une saison 2 ?

On a tous ressenti ce petit pincement au cœur en laissant Mito et Ruka. Après une première saison qui a su mélanger avec brio les codes du gender bender (le travestissement), de la romance paranormale et du shōjo pur jus, le silence radio est insupportable.

Les fans de Nakayoshi et des œuvres d’Ema Toyama sont en ébullition. On a eu droit à des regards langoureux, des morsures dans le cou qui ressemblent étrangement à des baisers et un triangle amoureux qui ferait passer Twilight pour un documentaire animalier. Mais la question qui brûle les lèvres de tout le monde en ce début d’année 2026 est la suivante : quand est-ce qu’on y retourne ?

Est-ce que le studio Blanc nous prépare une suite en secret ou devons-nous faire le deuil de nos vampires préférés ? Rangez l’ail et les crucifix, on analyse la situation en profondeur pour savoir si Vampire Dormitory aura droit à sa résurrection.

Saison 2 de Vampire Dormitory : le silence est-il synonyme de fin de partie ?

Commençons par la nouvelle qui fâche, histoire de l’évacuer tout de suite : à l’heure où j’écris ces lignes, aucune saison 2 n’a été officiellement annoncée pour Vampire Dormitory.

C’est le calme plat. Ni le studio d’animation Studio Blanc, ni l’éditeur japonais Kodansha n’ont communiqué sur une mise en chantier immédiate de la suite après la fin de la diffusion en juin 2024. C’est une situation frustrante, d’autant plus que presque deux ans se sont écoulés. Cela ne signifie pas forcément une annulation définitive (regardez des séries comme Kimi ni Todoke qui reviennent des années après), mais le projet est clairement en « stand-by ».

Pour vos futures recherches nocturnes sur les tréfonds du web japonais, gardez bien en tête les différentes appellations de l’œuvre pour ne rien rater :

  • Titre original complet : Vampire Danshiryō (ou Vampire Danshi Ryou)
  • Titre international : Vampire Dormitory
  • L’auteur : Ema Toyama (une légende du genre, maman de Love Mission)

Retour sur la saison 1 : quand Cendrillon a des crocs

Si cette série a su tirer son épingle du jeu au milieu d’une marée de romances saisonnières, c’est grâce à son mélange des genres totalement assumé et parfois un peu « kitch » qui fait du bien.

L’histoire nous plonge dans le quotidien difficile de Mito Yamamoto. Orpheline, sans abri et rejetée par sa famille, elle vit au jour le jour en se faisant passer pour un garçon, car être une fille seule dans la rue, c’est dangereux. Sa vie bascule le jour où elle trébuche (littéralement) sur Ruka Saotome. Ce beau gosse ténébreux n’est pas un simple étudiant : c’est un vampire. Mais pas n’importe quel vampire. C’est un gourmet qui ne peut boire que le sang des personnes qu’il aime… et il a un blocage avec les filles.

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Le pacte est scellé : Ruka, pensant que Mito est un homme (et trouvant son sang « dégueulasse » au début, ce qui est hilarant), lui propose de devenir son « esclave » alimentaire en échange d’un toit. Et pas n’importe quel toit : le dortoir des garçons de l’académie Hijirigaoka !

Ce qui a rendu cette saison 1 mémorable :

  • Le quiproquo central : toute la tension repose sur le fait que Ruka tombe amoureux de Mito en tant que garçon, remettant en question sa propre sexualité et ses préférences, alors que Mito doit cacher sa véritable identité sous peine d’être chassée… ou pire.
  • Le rival charismatique : l’arrivée de Ren Nikaido, un dhampire (mi-humain, mi-vampire) qui déteste les suceurs de sang mais qui flaire l’identité de Mito bien avant tout le monde.
  • L’esthétique : le chara-design est scintillant, les yeux brillent, les cheveux volent au vent… C’est du shōjo classique exécuté avec soin par le réalisateur Nobuyoshi Nagayama.

La fin de la saison nous laissait sur un statu quo fragile : Ruka accepte ses sentiments pour Mito (toujours en la pensant homme), tandis que Mito est plus amoureuse que jamais mais terrifiée à l’idée de briser ce bonheur en révélant sa féminité.

Quelle date de sortie potentielle pour cette saison 2 ?

C’est ici que l’on sort la boule de cristal et les statistiques de l’industrie. Si une saison 2 est validée, quand pourrons-nous la voir ?

Il faut être réaliste : une production d’anime prend du temps. Entre la pré-production, l’écriture des scripts, l’enregistrement des voix (les seiyuus) et l’animation elle-même, il faut compter en moyenne 18 mois à 2 ans. Si l’annonce tombait miraculeusement courant 2026, nous ne verrions pas la suite avant le début ou le milieu de l’année 2027.

Pourquoi on y croit encore ? Le genre « romance surnaturelle » a un public très fidèle. De plus, l’anime a servi de formidable publicité pour le manga, dont les ventes ont connu un joli sursaut à l’international. Les plateformes de streaming comme Crunchyroll ont également enregistré de bonnes audiences, ce qui pèse lourd dans la balance des comités de production aujourd’hui.

Y a-t-il assez de matière pour une suite ?

C’est souvent le nerf de la guerre. Un anime peut s’arrêter faute de chapitres à adapter. Bonne nouvelle pour les fans de Vampire Dormitory : ce n’est absolument pas le cas ici.

Le manga d’Ema Toyama est une œuvre dense qui s’est terminée au Japon à l’été 2024 avec son 14ème volume. La saison 1 de l’anime a couvert, avec quelques libertés et accélérations, la « première partie » de l’histoire, qui correspond environ aux 6 premiers tomes.

Le verdict est sans appel : il reste plus de la moitié de l’œuvre à adapter ! Il y a largement de quoi produire une saison 2 de 12 épisodes, voire plus. La suite du manga, souvent appelée la « deuxième partie » par les fans, change de dynamique. Sans trop spoiler, les enjeux deviennent plus adultes, le secret de Mito est évidemment au cœur des conflits, et l’histoire explore davantage le passé de Ruka et les origines de la lignée des vampires. Les lecteurs du manga savent que le meilleur est à venir, notamment concernant l’évolution (enfin !) de la relation physique et émotionnelle entre les deux protagonistes.

Où lire la suite si vous n’en pouvez plus d’attendre ?

Si votre patience a atteint ses limites et que vous ne pouvez pas supporter de ne pas savoir si Ruka va découvrir que Mito est une fille, il faut vous tourner vers le papier.

En France, le manga est édité par les excellents Pika Édition. La série est en cours de parution (ou terminée selon le moment où vous me lisez, le rythme de parution étant régulier). Pour connaître la suite directe de l’anime, je vous conseille de reprendre votre lecture aux alentours du tome 6 ou 7. C’est là que la transition s’opère et que de nouveaux arcs narratifs, totalement inédits à l’écran, débutent.

C’est aussi l’occasion d’admirer le trait sublime d’Ema Toyama. L’anime est beau, mais les planches originales ont une finesse et une expressivité que l’animation peine parfois à retranscrire.

Pourquoi Vampire Dormitory mérite une seconde chance ?

Au-delà de la romance, cette œuvre aborde des thèmes intéressants comme la solitude, l’appartenance et l’identité. Sous ses airs de comédie romantique légère avec des beaux gosses qui brillent au soleil (non, ils ne brillent pas vraiment, mais vous avez l’image), Vampire Dormitory parle de deux âmes blessées qui se trouvent.

Mito cherche une famille, Ruka cherche quelqu’un qui l’accepte tel qu’il est. Cette dynamique mérite une conclusion animée. On veut voir la réaction de Ruka lors de la grande révélation. On veut voir Ren se battre jusqu’au bout. On veut voir le « happy end » (ou pas ?) que ces personnages méritent.

Alors, messieurs les producteurs de Kodansha, si vous nous lisez : on a soif de suite. Ne nous laissez pas sur notre faim !

D’ici là, dites-nous en commentaire : vous êtes plutôt team Ruka le vampire possessif ou team Ren le protecteur ? Le débat est ouvert !

Konohate

Passionné par le Japon et la culture geek depuis le plus jeune âge, je partage mon univers.